Église Évangélique Mennonite de Baccarat
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Souffrance et vie chrétienne.

J’appartiens à Dieu, je lui ai confié ma vie et pourtant la souffrance, les jours tristes, parfois les angoisses sont présents. Les pensées noires surgissent parfois entretenues parfois rejetées aussitôt, difficile à comprendre. Ou est Dieu dans ces moments-là ? Les pourquoi se bousculent dans ma tête et pourtant je sais que dire pourquoi c’est déjà douter de la bonté du Seigneur et de sa toute puissance.

Pour essayer de comprendre le pourquoi de la souffrance je sais que je ne peux pas mettre en doute les attributs de Dieu : Son amour, sa bonté tout particulièrement.

C’est vrai qu’il est difficile de concevoir un Dieu d’amour, de tendresse, de compassion, fidèle, juste, qui en même temps permet des épreuves douloureuses. Est-ce cela la bénédiction ?

Dans les moments de grandes souffrances ou est la paix, la joie promises aux disciples ou elle est cette paix parfaite que Jésus a promis à ceux qui le suivent ? Comment faire pour mettre en pratique cette parole de l’apôtre Paul qui nous dit « réjouissez- vous toujours dans le Seigneur » ? Comment peut-on se réjouir de l’épreuve, dire merci quand le ciel reste silencieux à nos cris. Comment garder l’espoir quand tout est noir, comment espérer quand on ne voit pas de lumière dans ce long tunnel du désespoir et de l’incertitude.

Pas facile de comprendre que le Seigneur nous promet sa présence et que l’on peut se lever le matin avec des angoisses inexpliquées, et passer une journée grise avec des questions qui restent sans réponse. Il y a bien sur des promesses dans la bible mais dans la souffrance elles paraissent tellement lointaines, inaccessible, d’un autre temps. La foi en la parole de Dieu dans ces moments n’est pas mise en doute, nous sommes certain de son inspiration, le problème c’est le fossé entre la promesse écrite et notre propre vécu au quotidien.

« Ô Souffrance qu’il est bien difficile pour nos petits esprits de comprendre le pourquoi de ta raison d’être. »

Je n’ai jamais trouvé de solution miracles qui enlèveraient la souffrance, mais j’ai au moins appris une ou deux choses qui m’aident à mieux vivres mes épreuves.

J’ai appris qu’il ne sert à rien de chercher le pourquoi, de se révolter contre Dieu en brandissant ses promesses, de penser que Dieu m’oublies, parce que cela sont des pensées d’hommes et quelles sont vaines.

J’ai appris que dans ces moments-là le Diable essaie de me faire douter de la bonté de Dieu et de sa Parole tout comme il l’a fait avec Adam et Eve.

J’ai vu que la tentation de ne plus prier ou de lire la Parole se tenait couché près de moi mais que moi je devais dominer sur cette tentation.

J’ai compris que je ne devais pas demander pourquoi mais demander dans quel but Seigneur ?

J’ai appris, dans des circonstances difficiles, au travers de la lecture d’un livre, que je devais choisir ce que la vie m’impose, plutôt que de me révolter ou de me poser des questions, parfois, inutiles. Choisir n’est pas se résigner, bien au contraire.

J’ai compris que dans toutes les épreuves que l’on peut traverser rien ne peut nous empêcher de croire, d’espérer, et d’aimer. Comme le dis en d’autres termes l’apôtre Paul

« Il y a trois choses qui demeure, la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande de ces choses c’est l’amour. »

J’ai appris que le Seigneur d’une manière mystérieuse utilise la souffrance, pour me faire grandir, pour couper les branches qui portent de mauvais fruits.

J’ai appris que Jésus le fils de Dieu a appris l’obéissance au travers de la souffrance.

J’ai surtout appris que la souffrance c’est le burin que Dieu le Père utilise pour me tailler, me sculpter afin de faire paraître en moi l’image de son fils bien aimé.

La souffrance garde pour moi une part de mystère mais je sais qu’elle est nécessaire à ma croissance spirituelle. Quand elle me tombe dessus je demande au Seigneur de m’accorder la grâce de ne pas douter de lui et de sa bonté pour moi.

Dieu reste le « grand sculpteur » et il veut faire en chacun de ses enfants un bel ouvrage.

Non la souffrance que Dieu permet dans notre vie n’est pas inutile. N’est-ce pas dans ces moments-là que nous recherchons le plus la présence de Dieu, n’est-ce pas dans ces moments que nous prions avec le plus de ferveur, de profondeur. N’est-ce pas la souffrance qui nous donne de la compassion pour les autres.

Je suis convaincu qu’il y a bien d’autres raisons à la souffrance. Ces quelques lignes n’étaient qu’une réflexion limitée sur le sujet. Elles n’ont pas pour but d’expliquer la Souffrance mais de nourrir la réflexion.

J-Pierre